Archives pour la catégorie L’église

1920 : Maisons ouvrières

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Maisons ouvrières de Blainville.

Les Cités Vues de l'Hotel des Célibataires à Blainville-sur-Orne

 

Les maisons ouvrières sont de trois types : type Brandon, type Demarteau, type Gilles.

Le nombre total de logement est de 160, qui se déclinent ainsi : 41 maisons, 52 logements de 2 pièces, 64 logements de 3 pièces et 44 logements de 4 pièces.

Maisons ouvrières types Brandons. Année d’exécution 1919/1920. Une désignation  des types diverse : Oméga, Alpha, Epsilon, Delta, R, RO, X, Q. ainsi que l’hôtel des célibataires comprenant 75 chambres.         

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                                                                                                                                                                                                                            Xavier BURES

Sources : Archives départementales du Calvados

1650…Rochechouart de Blainville

1650… Rochechouart de Blainville

Issus des vicomtes de Limoges, dont ils ont repris la lignée et le titre à partir de 1661, les vicomtes de Rochechouart font leur apparition en 980. C’est à cette date qu’Aimery Ier, deuxième fils de Géraud de Limoges, prend possession du fief de Rochechouart, dans la Haute-Vienne. Le titre de vicomte de Rochechouart est ainsi considéré comme l’un des plus anciens de France. Voici les titres portés par les différentes branches de cette famille jusqu’à aujourd’hui.


Ducs de Rochechouart de Mortemart

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Coupé d’un trait, parti de trois autres qui font huit quartiers au 1, de gueules, au croissant de vair (de Maurre); au 2, d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or au bâton péri en bande de gueules (Bourbon); au 3, de gueules, à neuf macles d’or (Rohan); au 4, burelé d’argent et d’azur de dix pièces à trois chevrons de gueules brochants sur le tout, le premier écimé (La Rochefoucault); au 5, d’argent, au guivre d’azur couronné d’or engoulant un enfant de gueules (Milan); au 6, de gueules, aux chaînes de Navarre d’or (Navarre); au 7, de gueules, au pal de vair (d’Escars); au 8, d’hermine plain (Bretagne). Sur le tout fascé enté de six pièces d’argent et de gueules.

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     Jean-Baptiste Colbert et le Maréchal de Vivonne (Rochechouart) visitant la galère « la Réale » en construction à l’arsenal de Marseille..


1663-1688 Louis de Rochechouart, Duc de Mortemart, pair de France grâce à la démission de son père fut général des galères en survivances.

Fils de Gabriel de Rochechouart, gouverneur de Paris, frère aîné de Madame de Montespan et de Marie-Madeleine de Rochechouart, reine des abbesses, Louis-Victor de Rochechouart, duc de Vivonne, est né à Paris le 25 août 1636. Il fut l’un des seigneurs les plus braves et les plus spirituels de la Cour de Louis XIV dont il fut enfant d’honneur. Son père lui donna dans sa maison un précepteur « sous lequel il fit les progrès qui l’ont rendu si célèbre à la cour et à la ville par le nombre intarissable de ses bons mots » (Saint-Simon). Il entre en tant que volontaire dans la carrière militaire en 1653 comme capitaine au Royal-Cavalerie sous les ordres de Roger de Bussy-Rabutin. Il servit en Flandre et en Artois avec Turenne et se distingua notamment à l’attaque des lignes d’Arras et lors des sièges de Landrecies, Condé-sur-Escaut et Valenciennes. Bussy-Rabutin rapporte dans ses Mémoires la bravoure que le jeune seigneur montra devant Condé. La cavalerie française, dans un fourrage, s’enfuit à la vue des ennemis par le mauvais exemple de Campferrant qui commandait le Régiment du Roi. Il ne resta auprès de Bussy, pour faire face à l’ennemi, que Vivonne, le duc de Coislin et Manicamp. Colonel du Royal-Etranger, il fit deux campagnes en Italie puis demanda à passer dans la marine et fut mis en 1659 à la disposition de Beaufort, grand maître de la navigation.

Capitaine de vaisseau et Pair de France en 1663, il embarqua avec le Chevalier Paul et participa l’année suivante à la malheureuse expédition de Djidjelli . La guerre ayant été déclarée à l’Espagne en 1667, il se distingua en Flandre, sous les yeux du roi, aux sièges d’Ath, de Tournai, de Douai, de Lille. Après la paix d’Aix-la-Chapelle, il effectua, en tant que général des galères par intérim, plusieurs missions en Méditerranée et conduisit en 1668 la négociation d’un traité avec le dey d’ Alger. Général des galères à titre définitif en mars 1669, il commanda l’escadre de 15 bâtiments à rames envoyée à Candie au secours des Vénitiens assiégés par les Turcs. Après la mort de Beaufort (25 juin), Vivonne monta le vaisseau amiral et tenta de poursuivre la lutte. Blessé lors du combat du 24 juillet, il constata l’impossibilité de forcer les lignes turques et ramena la flotte à Toulon le 28 octobre. En 1671, Vivonne fut chargé de croiser le long des côtes de Provence à la poursuite des pirates barbaresques. Au début de la guerre de Hollande, en 1672, il se trouva au fameux passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fit au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. « Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères? ». Au même moment, il reçut à l’épaule gauche un coup de feu dont il ne guérit jamais, et qui le força de porter toujours son bras en écharpe, mais il supportait gaiement cette disgrâce. En 1673, il se signala au siège de Maastricht, puis il fut nommé gouverneur de Champagne en 1674.

L’année suivante, Louis XIV l’envoya au secours de Messine révoltée contre les Espagnols. Il réussit à faire parvenir des secours à la ville le 11 février 1675 et fut promu Maréchal de France le 2 août 1675. Vivonne, nommé vice-roi de Sicile (it) confia le commandement de ses navires à Duquesne et Tourville qui battent les Hollandais aux batailles d’Agosta (22 avril 1676) et de Palerme (2 juin 1676). Il déclara à la population locale que le Roi Soleil n’a « rien de plus à cœur que le triomphe des victimes contre leurs oppresseurs » et qu’il s’engage à « les prendre définitivement sous sa puissante et amicale protection« . Aussi est-il fort surpris, en janvier 1678, quand le roi lui ordonne d’abandonner la place. La population locale s’était entre temps retournée contre ses défenseurs. On reprocha à Vivonne d’avoir fermé les yeux sur les excès que commettaient les Français envers les Siciliens, ce qui entraîna un grand nombre d’assassinats contre les officiers français. Livré à la mollesse et aux plaisirs, malgré l’état déplorable de sa santé, le vice-roi de Sicile semblait jusqu’à un certain point autoriser l’indiscipline de ses troupes. Les Français évacuèrent Messine le 8 avril 1678 et Vivonne cessa de servir sur mer.

Il rentra alors à Paris où, succédant à son père, il devint Premier gentilhomme de la Chambre du Roi. Il mena la vie d’un courtisan voluptueux, devenant un des plus intimes du Roi-Soleil. « M. de Vivonne avait infiniment d’esprit, l’amusait sans pouvoir se faire craindre. Le roi en faisait cent contes plaisants », rapporte Saint-Simon. Vivonne était également très lié avec Molière, Boileau, qu’il présenta à Louis XIV, Paolo Lorenzani, La Fontaine. Voltaire, dans Le siècle de Louis XIV, le met au nombre des hommes de la Cour qui avaient le plus de goût pour la lecture. « Mais à quoi sert de lire? » lui dit un jour le roi. Vivonne, qui était toujours le premier à plaisanter de son excessif embonpoint et qui avait de belles couleurs, répondit : « la lecture fait à l’esprit ce que vos perdrix, sire, font à mes joues ». À 52 ans, il était parvenu au comble des richesses, mais la mort soudaine de son fils en 1688 l’affecta beaucoup. Il ne tarda pas à le suivre au tombeau et mourut à Chaillot le 15 septembre 1688. Il avait épousé en septembre 1655 Antoinette de Mesmes, morte le 10 mars 1709. Ils auront 6 enfants : Louis I duc de Mortemart marié en 1679 à Marie-Anne Colbert, fille de Jean-Baptiste Colbert, Gabrielle, abbesse de Beaumont-les-Tours, Charlotte, duchesse d’Elbeuf, Marie-Elisabeth, marquise de Castries, Louise-Françoise, abbesse de Fontevrault, Gabrielle-Victoire, duchesse de Lesdiguières.

Il épousa le 14 février 1679, Marie-Anne fille de Jean Baptiste Colbert, Marquis de Segnelay, grand trésorier des ordres du Roi, secrétaire et ministre d’Etat.

Enfants : Louis, Jean-Baptiste, Marie-Anne, Louise-Gabrielle, Marie-Françoise.

De ce mariage naquit Jean-Baptiste de Rochechouart en 1682.

Louis de Rochechouart mourut le 3 avril 1688, dans sa vingt cinquième année.

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1682-1757 Jean Baptiste de Rochechouart

Comte de Maure (dit de Rochechouart), puis Duc de Mortemart 1746 et Pair de France, Marquis d’Everly et Baron de Bray-sur-Seine.

Jean Baptiste se maria en 1706 avec sa cousine germaine. Il vendit cetraines de ses terres de Blainville à Gislain, Marquis de bénouville.

Enfants: Louis (+1725), Marie-Anne, Jean-Baptiste, Charles-Auguste.

Jean-Baptiste de Rochechouart mourut à Bayeux le 16 janvier 1757 à l’âge de 74 ans.

1746

Marie Magdeleine Colbert de Blainville, épouse de Jean- Baptiste comte de Rochechouart, meurt à Paris le 4 Juin, âgée de soixante ans. (11 Juin)

jbroche2.gif Blason de Jean Baptise Victor de ROCHECHOUART

1712-1771 Jean Baptiste Victor de Rochechouart

Fils du précédent et de Marie-Madeleine Colbert. Général et pair de France. Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Enfants: Victor-Gabriel, Louis-Gabriel, Charles-Maximilien, Augustin-François, Victurnien-Jean-Baptiste, Victurnien-Bonaventure, Victurnien-Léonard, Victurnien-Henri, Victurnienne-Delphine.

Chevalier de Rochechouart, puis Marquis de Blainville, puis Comte de Mortemart, puis Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (dit de Rochechouart) (1753 – donation de son père le précédent) et Pair de France, Marquis d’Everly et Baron de Bray-sur-Seine


1752-1812 Victurnien Jean Baptiste Marie de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1771 – fils du précédent) et Pair de France, Marquis d’Everly, Baron de Bray-sur-Seine et Seigneur de l’Ile d’Yeu

Fils du précédent et de Charlotte-Nathalie de Manneville. Pair de France, il fut élu député de la noblesse des bailliages de Guéret et de Sens aux États généraux de 1789. Il soutint au Parlement la cause des protestants pour faire entendre leurs droits civils. Légitimiste, il défendit en 1791 la cause des Bourbons contre les Orléans. Lors de la tourmente révolutionnaire, il s’exila en Angleterre où le roi George III lui confia un corps français, « le Régiment de Mortemart », à la solde britannique, qui servit notamment au Portugal. Il rentra en France en 1802 et fut nommé conseiller général de la Seine en 1821. Enfants: Anne, Nathalie, Catherine, Aimé, Casimir, Emma, Antonia, Alicia

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1787-1875 Casimir Louis Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Baron de Mortemart et de l’Empire, Duc de Mortemart (1812 – fils du précédent), Pair de France, puis Duc de Mortemart (1817 – confirmation) et Pair de France.

Fils du précédent et d’Adélaïde de Cossé-Brissac. Général et pair de France. A son retour d’exil en 1801, il s’engagea dans l’armée napoléonienne avec laquelle il participa aux campagnes de Prusse et de Pologne. Après la bataille de Friedland, il reçut la Légion d’Honneur. Il se signala à Ratisbonne, Essling et Wagram où il chargea l’infanterie autrichienne. Il prit part à la campagne de Russie et se distingua à la bataille Borodino, puis à la campagne de France. Après la défaite de Napoléon, il se rallia à la Restauration et suivit Louis XVIII à Gand durant les Cent-jours. Nommé Premier ministre par Charles X, il n’eut pas le temps de gouverner en raison de la Révolution de 1830. Grand Croix de la Légion d’honneur, ambassadeur en Russie, il devint également sénateur. Enfants: Alice, Arthur (+1840), Henriette, Cécile, Berthe.

1856-1926 Arthur Casimir Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1893 – fils du précédent)

1908-1961 Charles Marie Louis Arthur Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1926 – petit-fils du précédent)

1967 Charles Emmanuel de Rochechouart
Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1992 – fils du précédent)

Xavier BURES

Sources : Archives Départementales du Calvados, histoire de France, généalogie, Héraldique.

1741 : Guillaume Gérard

1741 : le 17 juin Décès de Guillaume Gérard

Busnel le curé de Blainville raconte que Guillaume Gérard, journalier, âgé de 18 ans était depuis son enfance sujet à tomber de mal…., ce qui obligeait ses parents à veiller continuellement sur sa conduite.

Or le 17ème jour de juin 1740 ou 1741, sur les sept heures du soir, Guillaume descendit à la fontaine pour y puiser de l’eau. C’est à cet instant qu’il a été attaqué de son mal ordinaire qui l’a précipité dans l’eau où il a malheureusement péri.

La crainte du seigneur qu’il avait devant les yeux et les sacrements qu’il a fréquenté prendront sa vie.

Cela nous donne lieu de présumer que Dieu aura usé envers lui de sa miséricorde ordinaire.

Il s’avère que Guillaume était épileptique.

Xavier BURES

Sources : Archives départementales du Calvados

1789 : Charles Bonvoisin

1789 : Charles BONVOISIN, curé apprécié des Blainvillais

1791 le 4 septembre

Jacques Pestel et François Beuron, procureur de la commune de Blainville certifient avoir reçu de de monsieur Bonvoisin, curé de Blainville pour le rôle et impositions la somme de 1029 livres et 70 sols pour ses impositions de l’année 1790, soit :

pour la taille : 371 livres 10 sols,

pour les chemins : 51 livres 6 sols 3 deniers,

pour le second vingtième 550 livres,

pour le colombier (?) 56 livres 10 sols et 9 deniers

Compte que rend Charles Bonvoisin, de l’administration qu’il a eu de son bénéfice pour l’année 1790 pour un total de 6511 livres et 10 sols.

Les biens étaient composés de gerbes de blé, d’orges, d’avoine, de seigle, de sarrasin, de bottes de foin espagnols, de poix rouges ou blancs, de lentilles, de lin et chanvres, de toisons de laine, de fagots, de 3 agneaux et de 8382 bottes de pailles

18 juin 1792

Adjudication définitive à Charles Simon demeurant à Ranville et Louis Tillard demeurant à Blainville, marchand herbagers.

Pour 28 acres de terre en herbe, nommées les dix barres, jouxtant de toutes parts les représentants du seigneur de Bénouville ainsi que la Dame de Livry leur fille, affermées au sieur Lepelletier, par bail finissant en 1799. Moyennant la somme de 44 300 livres.

Biens de l’église Sainte Gerbold inventoriés en 1792 :

9 chappes, 6 chasubles, 4 tuniques, 12 étables, 10 Man…, 8 voiles de Galice, 1 écharpe, 2 morceaux l’ind….,

1 Dais, 9 allumettes, 1 devant l’autel, 9 bourses, 3 petits surplis,….

Vendémiaire an 3 : vente d’une partie des biens du curé de Blainville au profit de la citoyenne Quesnel pour 3475 livres le 24 juillet 1794.

Soit un pressoir, une grande chambre divisée en trois petites par des cloisons avec des gregniers, aussi un petit jardin, le tout contenant environs 4 perches, y compris l’emplacement du bâtiment d’un côté le citoyen Quesnel, d’autres les héritiers Beuvron, d’unbout le chemin du village et d’autre le dit Quesnel pour 50 livres de revenus.

Adjugé à la citoyenne, veuve du citoyen Jacques Quesnel, demeurant à Blainville moyennant la somme de 3475 livres.

6 messidor an 4 : le 24 juin 1796 : acquisition du presbytère par Louis Tillard (cette acquisition lui vaudra une procédure de hustice avec la municipalité vers 1810.

Le presbytère consiste en une maison manable, composée d’une cuisine, d’une salle, d’un cellier, laverie, deux chambres, un cabinet, un gregnier à bled et les gregniers de dessus.

Dans la cour dépendante du presbytère, une grange, écurie, étable, un poulailler, un caveau et un hangar le tout en très mauvais état estimé en 1790 à 150 livres de revenu annuel, jouxtant d’un côté la rue de la commune, d’autres le citoyen Languin d’un bout de la rue et d’autres les héritiers de Jean françois Quesnel.

20 messidor an 4, 8 juillet 1796 : Prêtres déportés

D ‘après les feuilles d’embarquement dressées par la municipalité de Bernières sur mer le 7 septembre 1792 , embarquèrent à bord du bateau du capitaine Cagniard 48 ecclésiastiques allant en Angleterre munis de leur passeport et obligé de sortir du royaume, conformément à la loi du 26 août dernier, desquels ecclésiastiques faisait parti Charles Bonvoisin : ex curé de Blainville

Exécution du décret du 3 novembre 1790 qui ordonne la vente de tous les biens des cures en les déclarant biens nationaux.

La loi du 26 août 1792 condamne à la déportation tous les ecclésiastiques insermentés, soit les prêtres réfractaires auxquels appartient Charles Bonvoisin contrairement , ceux qui n’ont pas prêté serment à la constitution civile du clergé, cette loi fut mise à exécution par les décrets du 18 mars, du 23 avril et du 21 octobre 1793. Les défroqués contrairement aux réfractaires ont prêté serment à la constitution civile du clergé.

Les exilés, tant religieux qu’aristocrates furent autorisés au retour en 1801.


5 frimaire an 3 : 25 septembre 1794 Sont considérés comme biens nationaux :

255 perches de terre à la delle des cheminets affermés pour 85 livres,

95 perches nommées les fosses Bisson, en face de la delle des haies et de l’autre la delle des haies de la vallée, puis de la delle de camp affermées pour 45 livres.

Ces objets affermés au citoyen Bonvoisin, prêtre déporté : ex-curé du lieu donnant un revenu total de 130 livres.

Ces biens furent vendus au citoyen Louis Tillard le Jeune demeurant à Blainville moyennant 2600 livres.

Au citoyen préfet du département des cotes du nord ou à celui d’ille et Vilaine,

Les habitants de la commune de Blainville sur Orne, canton de Saint Aubin d’Arquenay, département du calvados soussignés,

Vous exposent qu’ils ont été informé que le citoyen Bonvoisin, était maintenant à Lamballes. Ils ne savent pourquoi ils ne résistent pas au désir ardent qu’ils ont depuis très longtemps de l’avoir avec eux, s’il en était empêché par la crainte de n’être pas bien accueilli, les habitants soussignés qui sont la majeures partie de la commune qui est très petite, peuvent assurer que cette crainte est mal fondée. Ils ne cessent depuis son départ de soupirer après son retour et pour vous prouver le désir qu’ils ont de le revoir au milieu d’eux, ils vous supplient citoyen préfet sachant qu’il est dans votre département de vouloir bien lui donner les ordres nécessaire pour se rendre dans leur commune. Uls vous en auront une entière reconnaissance et ne cesseront de former des vœux pour votre bonheur et la prospérité de la patrie. Présenté le 9 brumaire an 9

9 brumaire an 9 : Signataires de la pétition consistant à demander le retour de Charles Bonvoisin :

Pestel : maire,

Delalonde, Loisel françois, Beuvron, Pestel Jean, Tapin françois, Rocancourt, J Le dain, Letellier françois, Martin Simon, Lefoulon Jean-Jacques, Lamy françois, Ducelier, Girard Auguste, Besnoit, F Lisot,

Charles Bonvoisin : prêtre à Blainville sous l’ancien régime.

Ce dernier, réfractaire au régime révolutionnaire fut contraint de quitter le sol français.

Il prit le bateau à Bernière sur mer le 7 septembre 1792 et rejoignit l’Angleterre.

Une fois déporté s’en suivit la vente des biens de l’église ainsi que ses propres biens (1794-1796).

Ses effets meubles et immeubles furent principalement rachetés par des Blainvillais.

Vers 1801, sous le premier empire, les citoyens blainvillais demandèrent le retour de leur prêtre et signèrent à cet effet une pétition.

Rennes le 16 brumaire an 9 de la république française une et indivisible :

Dans ce courrier, le préfet d’ille et Vilaine précise au préfet des Costes du Nord que la pétition des habitants de Blainville lui était adressée mais comme le citoyen Bonvoisin se situe en la commune de Lamballe, il lui envoie ce courrier.

Courrier du maire de Lamballes, le 25 brumaire an 9 au préfet du département des Costes du Nord.

Le maire de Lamballes précise que le citoyen Bonvoisin n’a couché qu’une nuit dans sa commune avant d’en repartir le lendemain pour Rennes sous escorte de la gendarmerie par laquelle il était conduit avec d’autres confrères, tout comme lui venaient de débarquer tous récemment.

Xavier BURES

Sources Archives départementales du Calvados

1675 : Les prêtres Blainvillais

1675 : Les curés de Blainville à partir de 1675

1675 : Jacques Du hamel : curé de Blainville.

1730 : Jacques Belin jusqu’en 1737.

Jacques Belin fut prêtre de la paroisse jusqu’au 6 février 1737 date de son décès.

Son inhumation eut lieu le lendemain 7 février par Larcher, curé de Reviers, doyen de Douvres en présence de Gervais Duval.

Jacques Belin eut Pierre Pillemay ou Pellevay comme remplaçant, ce dernier mourut seulement deux ans après son arrivée à Blainville.

Agé de 59 ans, il fut inhumé le 31 juillet 1739 dans le choeur de l’église Saint-Gerbold.

1737-1739 : Pierre Pellevay ou Pillemay.

1761-1777 : Guillaume Robillard.

1777 : Jean Guéroult obtient le bénéfice de la cure de Blainville.

1789 : Charles Bonvoisin

1791 : Louis Dupuy, originaire de Langrune sur mer devient vicaire de Blainville.

En février 1791, il réclama sa pension devant lui être accordée par les décrets de l’assemblée nationale tant pour l’année 1790 que pour le premier quart de l’année 1791.

1854-1885 : Richard, curé de Blainville était orginaire de la paroisse de Vaucelles. Il fut successivement vicaire à Argences avant de prendre la cure d’Emiéville puis celle de Blainivlle en 1854. Le 27 juin 1880 fut célébrée sa cinquantaine sacerdotale.

1893-1905 : L’Abbé Honorat, Antoine Leportier, né le 5 juillet 1826 ) Dozulé fut ordonné prêtre en 1853 après avoir été vicaire pendant 10 ans à Hennequeville. Il a tour à tour été curé de Tourgeville en 1863, de Bréville en 1885 et de Blainville à partir de 1793 jusqu’en 1905.

Xavier BURES

Sources : Archives départementales du calvados

1717 : le mariage illégitime ?

1717 le 18 Août : Gallien vicaire de Blainville

Le sieur Gallien était vicaire de la paroisse de Blainville

Concernant le baptême de Marie-Anne, fille de Pierre Biron et de Philippine Moutier, Le vicaire précise dans une note que le précédant baptême a été fait en son absence par un vicaire nouvellement arrivé, que ce dernier ne connaissait pas l’état de la paroisse.

Le prêtre, curé de Blainville déclare que Pierre Biron et Philipinne Moutier, père et mère de Anne-Marie ne faisaient aucun devoir de catholique, qu’ils ont été marié sans l’informer et sans vouloir préciser qui les avait marié, ce que font la plus part des « religionnaire ».

Il signale que l’enfant, Marie-Anne a dû être baptisée comme une bâtarde née d’un mariage illégitime.

Xavier BURES

Sources : Archives Départementales du Calvados

1737 : Famille de Lalonde

1737 Baptême de François Ambroise de Lalonde

François Ambroise de Lalonde, fils de François Richard de Lalonde, bourgeois de Caen, ayant sa terre en la paroisse de Blainville et de Marguerite Woivrand fut baptisé le 21 févier 1737 est inhumé trois jours plus tard.

En novembre 1738 Pierre Pillemay eut à baptiser un nouvel enfant de François Richard de Lalonde dénommé Hacide (…)

Xavier BURES
Sources Archives départementales du calvados

1722 : Jacques Belin curé de Blainville

1722 Jacques Belin curé de la paroisse1722 le 24 décembre Marie Belin, soeur du prêtre de Blainville

La noble dame, Marie Belin veuve de noble homme Jacques Hébert, chef de fruitée de Madame Dauphine, en présence de Jacques Belin, son frère, curé de la paroisse de Blainville fut inhumée le jour de noël par Foucher, prieur de Saint-Pierre d’Hérouville.

Jacques Belin fut prêtre de la paroisse jusqu’au 6 février 1737 date de son décès.

Son inhumation eut lieu le lendemain 7 février par Larcher, curé de Reviers, doyen de Douvres en présence de Gervais Duval.

Jacques Belin eut Pierre Pillemay comme remplaçant, ce dernier mourut seulement deux ans après son arrivée à Blainville.

Agé de 59 ans, il fut inhumé le 31 juillet 1739 dans le choeur de l’église Saint-Gerbold.

Xavier BURES

Sources : Archives départementales du Calvados

1389 : Lambert de Lamberville

 1389 : Lambert de Lamberville

Mention des possessions de Lambert de Lamberville à Blainville sur Orne en mai 1389. 

Lettre d’Aubère Levesque, garde du sel ou obligation de la vicomté de Caen. 

Devant jehan Quatran, clerc tabellion à Caen, Pierre D’aignerville, le sieur Jehan de Caen confessa être tenu, lui et ses hoirs (ayants droits), payer et rendre chacun an, dorénavant aux religieux hommes et hosnestes le prieur et frères à l’Hôtel Dieu de Caen et à leurs successeurs, six boisseaux d’orges à la mesure de Caen de rente annuelle, à cause et par raison de tel droit, action ….qu’ils avaient en une acre de terre assise aux terres de Bléville-sur-Oulne, au Colombier, jouxte les chanoines du sépulcre de Caen d’une part et Colin Sept ans d’autre. 

Et par raison de tel droit commun ils avaient en une demi-acre de terre assise au-dit terrain, aux neuf acres, jouxte Lambert de Lamberville d’une part et les religieuses de Sainte-Barbe d’autre ; que le dit Pierre cognus (reconnaît) avoir pris en fieu ( ? ) et afin de héritage pour lui et ses hoirs desdits religieux de l’ostel Dieu par la rente des susdits…… 

Ce fut fait en la paroisse de Saint-Pierre de Caen au lieu accoutumé à passer les dites obligations, l’an de grâce mil trois cent et quatre vingt neuf le IIIème jour de may. Ainsy signé : Jehan Quatrans. »

Xavier BURES

Sources  : Archives départementales du Calvados

1815 : Les Prussiens à Blainville …

 1815 : Les Prussiens à Blainville

Après la défaite de la grande armée napoléonienne à Liepzieg en novembre 1813. Les Prussiens, Anglais et Autrichiens coalisés contre la France contraignirent Napoléon Bonaparte à abdiquer, ils entrèrent à Paris entre janvier et mars 1814, Napoléon abdiqua le 6 avril 1814. Relégué à l’île d’Elbe, il s’en échappa pour reprendre le pouvoir, ce furent les Cent-Jours (20 mars-22 juin 1815). Cependant il fut battu le 18 juin 1815 à Waterloo par l’Europe coalisée. Les troupes prussiennes occupèrent Caen. Cette défaite signifie le retour de la monarchie, Louis XVIII devient Roi de France, c’est la restauration. C’est dans ce contexte qu’un avis fut placardé à Blainville et dans ses contrées. 

Cet avis signé par le commandant des troupes Prussiennes dans le Calvados De Schutter, met en garde les habitants en stipulant : 

« J’ai appris que des malveillants et des Bonapartistes, gens qui ne cherchent qu’à mettre le désordre dans la province et la mésintelligence entre les troupes prussiennes et certains habitants répandent des bruits calomnieux et injurieux sur la conduite des troupes sous mes ordres. Ces malheureux répandent l’inquiétude et l’effroi dans les campagnes, les méchants propagent ce bruit et les crédules n’ayant point de soldats prussiens dans leur commune y ajoutent foi : de là vient que des habitants paisibles et qui n’avaient rien à craindre, ont abandonné leurs demeures et n’y sont revenus qu’après avoir reconnu la fausseté de ces bruits injurieux ; d’autres se sont attroupés pour se défendre contre des vexations dont le militaire prussien n’est pas capable : j’en appelle à l’ordre et à la stricte discipline qui règne dans la brigade que j’ai l’honneur de commander et à la conduite qu’elle tient depuis que nous sommes rentrés de ce département. 

Il est de l’intérêt et le repos des habitants en dépend, que les maires des différentes communes, ainsi que la gendarmerie usent de la plus grande vigilance et activité pour découvrir et faire arrêter les coupables et auteur des cette infamie afin qu’ils reçoivent aussitôt……..déjà fait arrêter plusieurs, qui certainement n’échapperont point à la vengeance de l’honneur outragé. 

Je préviens en même temps messieurs les maires des différentes communes, que je les rends responsables de tous attroupements quelconques qui pourraient avoir lieu. Le maire d’une commune ou l’habitant qui auraient connaissance de réunions, sous quelques que prétexte que ce puisse être, est tenu d’en aviser sur le champ Monsieur le Commandant prussien de son arrondissement ; à défaut je le ferai transporter au quartier général et la commune elle même sera punie par un envoi d’un grand nombre de garnisaires ».  

Fait à Caen le 30 août 1815 par le commandant des troupes prussiennes dans le Calvados. 

Imprimé à Caen chez A.Le Roy, imprimeur du Roi

 Xavier BURES

Sources : Archives départementales du Calvados


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