1650…Rochechouart de Blainville

1650… Rochechouart de Blainville

Issus des vicomtes de Limoges, dont ils ont repris la lignée et le titre à partir de 1661, les vicomtes de Rochechouart font leur apparition en 980. C’est à cette date qu’Aimery Ier, deuxième fils de Géraud de Limoges, prend possession du fief de Rochechouart, dans la Haute-Vienne. Le titre de vicomte de Rochechouart est ainsi considéré comme l’un des plus anciens de France. Voici les titres portés par les différentes branches de cette famille jusqu’à aujourd’hui.


Ducs de Rochechouart de Mortemart

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Coupé d’un trait, parti de trois autres qui font huit quartiers au 1, de gueules, au croissant de vair (de Maurre); au 2, d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or au bâton péri en bande de gueules (Bourbon); au 3, de gueules, à neuf macles d’or (Rohan); au 4, burelé d’argent et d’azur de dix pièces à trois chevrons de gueules brochants sur le tout, le premier écimé (La Rochefoucault); au 5, d’argent, au guivre d’azur couronné d’or engoulant un enfant de gueules (Milan); au 6, de gueules, aux chaînes de Navarre d’or (Navarre); au 7, de gueules, au pal de vair (d’Escars); au 8, d’hermine plain (Bretagne). Sur le tout fascé enté de six pièces d’argent et de gueules.

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     Jean-Baptiste Colbert et le Maréchal de Vivonne (Rochechouart) visitant la galère « la Réale » en construction à l’arsenal de Marseille..


1663-1688 Louis de Rochechouart, Duc de Mortemart, pair de France grâce à la démission de son père fut général des galères en survivances.

Fils de Gabriel de Rochechouart, gouverneur de Paris, frère aîné de Madame de Montespan et de Marie-Madeleine de Rochechouart, reine des abbesses, Louis-Victor de Rochechouart, duc de Vivonne, est né à Paris le 25 août 1636. Il fut l’un des seigneurs les plus braves et les plus spirituels de la Cour de Louis XIV dont il fut enfant d’honneur. Son père lui donna dans sa maison un précepteur « sous lequel il fit les progrès qui l’ont rendu si célèbre à la cour et à la ville par le nombre intarissable de ses bons mots » (Saint-Simon). Il entre en tant que volontaire dans la carrière militaire en 1653 comme capitaine au Royal-Cavalerie sous les ordres de Roger de Bussy-Rabutin. Il servit en Flandre et en Artois avec Turenne et se distingua notamment à l’attaque des lignes d’Arras et lors des sièges de Landrecies, Condé-sur-Escaut et Valenciennes. Bussy-Rabutin rapporte dans ses Mémoires la bravoure que le jeune seigneur montra devant Condé. La cavalerie française, dans un fourrage, s’enfuit à la vue des ennemis par le mauvais exemple de Campferrant qui commandait le Régiment du Roi. Il ne resta auprès de Bussy, pour faire face à l’ennemi, que Vivonne, le duc de Coislin et Manicamp. Colonel du Royal-Etranger, il fit deux campagnes en Italie puis demanda à passer dans la marine et fut mis en 1659 à la disposition de Beaufort, grand maître de la navigation.

Capitaine de vaisseau et Pair de France en 1663, il embarqua avec le Chevalier Paul et participa l’année suivante à la malheureuse expédition de Djidjelli . La guerre ayant été déclarée à l’Espagne en 1667, il se distingua en Flandre, sous les yeux du roi, aux sièges d’Ath, de Tournai, de Douai, de Lille. Après la paix d’Aix-la-Chapelle, il effectua, en tant que général des galères par intérim, plusieurs missions en Méditerranée et conduisit en 1668 la négociation d’un traité avec le dey d’ Alger. Général des galères à titre définitif en mars 1669, il commanda l’escadre de 15 bâtiments à rames envoyée à Candie au secours des Vénitiens assiégés par les Turcs. Après la mort de Beaufort (25 juin), Vivonne monta le vaisseau amiral et tenta de poursuivre la lutte. Blessé lors du combat du 24 juillet, il constata l’impossibilité de forcer les lignes turques et ramena la flotte à Toulon le 28 octobre. En 1671, Vivonne fut chargé de croiser le long des côtes de Provence à la poursuite des pirates barbaresques. Au début de la guerre de Hollande, en 1672, il se trouva au fameux passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fit au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. « Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères? ». Au même moment, il reçut à l’épaule gauche un coup de feu dont il ne guérit jamais, et qui le força de porter toujours son bras en écharpe, mais il supportait gaiement cette disgrâce. En 1673, il se signala au siège de Maastricht, puis il fut nommé gouverneur de Champagne en 1674.

L’année suivante, Louis XIV l’envoya au secours de Messine révoltée contre les Espagnols. Il réussit à faire parvenir des secours à la ville le 11 février 1675 et fut promu Maréchal de France le 2 août 1675. Vivonne, nommé vice-roi de Sicile (it) confia le commandement de ses navires à Duquesne et Tourville qui battent les Hollandais aux batailles d’Agosta (22 avril 1676) et de Palerme (2 juin 1676). Il déclara à la population locale que le Roi Soleil n’a « rien de plus à cœur que le triomphe des victimes contre leurs oppresseurs » et qu’il s’engage à « les prendre définitivement sous sa puissante et amicale protection« . Aussi est-il fort surpris, en janvier 1678, quand le roi lui ordonne d’abandonner la place. La population locale s’était entre temps retournée contre ses défenseurs. On reprocha à Vivonne d’avoir fermé les yeux sur les excès que commettaient les Français envers les Siciliens, ce qui entraîna un grand nombre d’assassinats contre les officiers français. Livré à la mollesse et aux plaisirs, malgré l’état déplorable de sa santé, le vice-roi de Sicile semblait jusqu’à un certain point autoriser l’indiscipline de ses troupes. Les Français évacuèrent Messine le 8 avril 1678 et Vivonne cessa de servir sur mer.

Il rentra alors à Paris où, succédant à son père, il devint Premier gentilhomme de la Chambre du Roi. Il mena la vie d’un courtisan voluptueux, devenant un des plus intimes du Roi-Soleil. « M. de Vivonne avait infiniment d’esprit, l’amusait sans pouvoir se faire craindre. Le roi en faisait cent contes plaisants », rapporte Saint-Simon. Vivonne était également très lié avec Molière, Boileau, qu’il présenta à Louis XIV, Paolo Lorenzani, La Fontaine. Voltaire, dans Le siècle de Louis XIV, le met au nombre des hommes de la Cour qui avaient le plus de goût pour la lecture. « Mais à quoi sert de lire? » lui dit un jour le roi. Vivonne, qui était toujours le premier à plaisanter de son excessif embonpoint et qui avait de belles couleurs, répondit : « la lecture fait à l’esprit ce que vos perdrix, sire, font à mes joues ». À 52 ans, il était parvenu au comble des richesses, mais la mort soudaine de son fils en 1688 l’affecta beaucoup. Il ne tarda pas à le suivre au tombeau et mourut à Chaillot le 15 septembre 1688. Il avait épousé en septembre 1655 Antoinette de Mesmes, morte le 10 mars 1709. Ils auront 6 enfants : Louis I duc de Mortemart marié en 1679 à Marie-Anne Colbert, fille de Jean-Baptiste Colbert, Gabrielle, abbesse de Beaumont-les-Tours, Charlotte, duchesse d’Elbeuf, Marie-Elisabeth, marquise de Castries, Louise-Françoise, abbesse de Fontevrault, Gabrielle-Victoire, duchesse de Lesdiguières.

Il épousa le 14 février 1679, Marie-Anne fille de Jean Baptiste Colbert, Marquis de Segnelay, grand trésorier des ordres du Roi, secrétaire et ministre d’Etat.

Enfants : Louis, Jean-Baptiste, Marie-Anne, Louise-Gabrielle, Marie-Françoise.

De ce mariage naquit Jean-Baptiste de Rochechouart en 1682.

Louis de Rochechouart mourut le 3 avril 1688, dans sa vingt cinquième année.

jbroche.gif Blason de Jean Baptiste ROCHECHOUART

1682-1757 Jean Baptiste de Rochechouart

Comte de Maure (dit de Rochechouart), puis Duc de Mortemart 1746 et Pair de France, Marquis d’Everly et Baron de Bray-sur-Seine.

Jean Baptiste se maria en 1706 avec sa cousine germaine. Il vendit cetraines de ses terres de Blainville à Gislain, Marquis de bénouville.

Enfants: Louis (+1725), Marie-Anne, Jean-Baptiste, Charles-Auguste.

Jean-Baptiste de Rochechouart mourut à Bayeux le 16 janvier 1757 à l’âge de 74 ans.

1746

Marie Magdeleine Colbert de Blainville, épouse de Jean- Baptiste comte de Rochechouart, meurt à Paris le 4 Juin, âgée de soixante ans. (11 Juin)

jbroche2.gif Blason de Jean Baptise Victor de ROCHECHOUART

1712-1771 Jean Baptiste Victor de Rochechouart

Fils du précédent et de Marie-Madeleine Colbert. Général et pair de France. Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Enfants: Victor-Gabriel, Louis-Gabriel, Charles-Maximilien, Augustin-François, Victurnien-Jean-Baptiste, Victurnien-Bonaventure, Victurnien-Léonard, Victurnien-Henri, Victurnienne-Delphine.

Chevalier de Rochechouart, puis Marquis de Blainville, puis Comte de Mortemart, puis Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (dit de Rochechouart) (1753 – donation de son père le précédent) et Pair de France, Marquis d’Everly et Baron de Bray-sur-Seine


1752-1812 Victurnien Jean Baptiste Marie de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1771 – fils du précédent) et Pair de France, Marquis d’Everly, Baron de Bray-sur-Seine et Seigneur de l’Ile d’Yeu

Fils du précédent et de Charlotte-Nathalie de Manneville. Pair de France, il fut élu député de la noblesse des bailliages de Guéret et de Sens aux États généraux de 1789. Il soutint au Parlement la cause des protestants pour faire entendre leurs droits civils. Légitimiste, il défendit en 1791 la cause des Bourbons contre les Orléans. Lors de la tourmente révolutionnaire, il s’exila en Angleterre où le roi George III lui confia un corps français, « le Régiment de Mortemart », à la solde britannique, qui servit notamment au Portugal. Il rentra en France en 1802 et fut nommé conseiller général de la Seine en 1821. Enfants: Anne, Nathalie, Catherine, Aimé, Casimir, Emma, Antonia, Alicia

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1787-1875 Casimir Louis Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Baron de Mortemart et de l’Empire, Duc de Mortemart (1812 – fils du précédent), Pair de France, puis Duc de Mortemart (1817 – confirmation) et Pair de France.

Fils du précédent et d’Adélaïde de Cossé-Brissac. Général et pair de France. A son retour d’exil en 1801, il s’engagea dans l’armée napoléonienne avec laquelle il participa aux campagnes de Prusse et de Pologne. Après la bataille de Friedland, il reçut la Légion d’Honneur. Il se signala à Ratisbonne, Essling et Wagram où il chargea l’infanterie autrichienne. Il prit part à la campagne de Russie et se distingua à la bataille Borodino, puis à la campagne de France. Après la défaite de Napoléon, il se rallia à la Restauration et suivit Louis XVIII à Gand durant les Cent-jours. Nommé Premier ministre par Charles X, il n’eut pas le temps de gouverner en raison de la Révolution de 1830. Grand Croix de la Légion d’honneur, ambassadeur en Russie, il devint également sénateur. Enfants: Alice, Arthur (+1840), Henriette, Cécile, Berthe.

1856-1926 Arthur Casimir Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1893 – fils du précédent)

1908-1961 Charles Marie Louis Arthur Victurnien de Rochechouart

Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1926 – petit-fils du précédent)

1967 Charles Emmanuel de Rochechouart
Prince de Tonnay-Charente, puis Duc de Mortemart (1992 – fils du précédent)

Xavier BURES

Sources : Archives Départementales du Calvados, histoire de France, généalogie, Héraldique.

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