1789 : Charles Bonvoisin

1789 : Charles BONVOISIN, curé apprécié des Blainvillais

1791 le 4 septembre

Jacques Pestel et François Beuron, procureur de la commune de Blainville certifient avoir reçu de de monsieur Bonvoisin, curé de Blainville pour le rôle et impositions la somme de 1029 livres et 70 sols pour ses impositions de l’année 1790, soit :

pour la taille : 371 livres 10 sols,

pour les chemins : 51 livres 6 sols 3 deniers,

pour le second vingtième 550 livres,

pour le colombier (?) 56 livres 10 sols et 9 deniers

Compte que rend Charles Bonvoisin, de l’administration qu’il a eu de son bénéfice pour l’année 1790 pour un total de 6511 livres et 10 sols.

Les biens étaient composés de gerbes de blé, d’orges, d’avoine, de seigle, de sarrasin, de bottes de foin espagnols, de poix rouges ou blancs, de lentilles, de lin et chanvres, de toisons de laine, de fagots, de 3 agneaux et de 8382 bottes de pailles

18 juin 1792

Adjudication définitive à Charles Simon demeurant à Ranville et Louis Tillard demeurant à Blainville, marchand herbagers.

Pour 28 acres de terre en herbe, nommées les dix barres, jouxtant de toutes parts les représentants du seigneur de Bénouville ainsi que la Dame de Livry leur fille, affermées au sieur Lepelletier, par bail finissant en 1799. Moyennant la somme de 44 300 livres.

Biens de l’église Sainte Gerbold inventoriés en 1792 :

9 chappes, 6 chasubles, 4 tuniques, 12 étables, 10 Man…, 8 voiles de Galice, 1 écharpe, 2 morceaux l’ind….,

1 Dais, 9 allumettes, 1 devant l’autel, 9 bourses, 3 petits surplis,….

Vendémiaire an 3 : vente d’une partie des biens du curé de Blainville au profit de la citoyenne Quesnel pour 3475 livres le 24 juillet 1794.

Soit un pressoir, une grande chambre divisée en trois petites par des cloisons avec des gregniers, aussi un petit jardin, le tout contenant environs 4 perches, y compris l’emplacement du bâtiment d’un côté le citoyen Quesnel, d’autres les héritiers Beuvron, d’unbout le chemin du village et d’autre le dit Quesnel pour 50 livres de revenus.

Adjugé à la citoyenne, veuve du citoyen Jacques Quesnel, demeurant à Blainville moyennant la somme de 3475 livres.

6 messidor an 4 : le 24 juin 1796 : acquisition du presbytère par Louis Tillard (cette acquisition lui vaudra une procédure de hustice avec la municipalité vers 1810.

Le presbytère consiste en une maison manable, composée d’une cuisine, d’une salle, d’un cellier, laverie, deux chambres, un cabinet, un gregnier à bled et les gregniers de dessus.

Dans la cour dépendante du presbytère, une grange, écurie, étable, un poulailler, un caveau et un hangar le tout en très mauvais état estimé en 1790 à 150 livres de revenu annuel, jouxtant d’un côté la rue de la commune, d’autres le citoyen Languin d’un bout de la rue et d’autres les héritiers de Jean françois Quesnel.

20 messidor an 4, 8 juillet 1796 : Prêtres déportés

D ‘après les feuilles d’embarquement dressées par la municipalité de Bernières sur mer le 7 septembre 1792 , embarquèrent à bord du bateau du capitaine Cagniard 48 ecclésiastiques allant en Angleterre munis de leur passeport et obligé de sortir du royaume, conformément à la loi du 26 août dernier, desquels ecclésiastiques faisait parti Charles Bonvoisin : ex curé de Blainville

Exécution du décret du 3 novembre 1790 qui ordonne la vente de tous les biens des cures en les déclarant biens nationaux.

La loi du 26 août 1792 condamne à la déportation tous les ecclésiastiques insermentés, soit les prêtres réfractaires auxquels appartient Charles Bonvoisin contrairement , ceux qui n’ont pas prêté serment à la constitution civile du clergé, cette loi fut mise à exécution par les décrets du 18 mars, du 23 avril et du 21 octobre 1793. Les défroqués contrairement aux réfractaires ont prêté serment à la constitution civile du clergé.

Les exilés, tant religieux qu’aristocrates furent autorisés au retour en 1801.


5 frimaire an 3 : 25 septembre 1794 Sont considérés comme biens nationaux :

255 perches de terre à la delle des cheminets affermés pour 85 livres,

95 perches nommées les fosses Bisson, en face de la delle des haies et de l’autre la delle des haies de la vallée, puis de la delle de camp affermées pour 45 livres.

Ces objets affermés au citoyen Bonvoisin, prêtre déporté : ex-curé du lieu donnant un revenu total de 130 livres.

Ces biens furent vendus au citoyen Louis Tillard le Jeune demeurant à Blainville moyennant 2600 livres.

Au citoyen préfet du département des cotes du nord ou à celui d’ille et Vilaine,

Les habitants de la commune de Blainville sur Orne, canton de Saint Aubin d’Arquenay, département du calvados soussignés,

Vous exposent qu’ils ont été informé que le citoyen Bonvoisin, était maintenant à Lamballes. Ils ne savent pourquoi ils ne résistent pas au désir ardent qu’ils ont depuis très longtemps de l’avoir avec eux, s’il en était empêché par la crainte de n’être pas bien accueilli, les habitants soussignés qui sont la majeures partie de la commune qui est très petite, peuvent assurer que cette crainte est mal fondée. Ils ne cessent depuis son départ de soupirer après son retour et pour vous prouver le désir qu’ils ont de le revoir au milieu d’eux, ils vous supplient citoyen préfet sachant qu’il est dans votre département de vouloir bien lui donner les ordres nécessaire pour se rendre dans leur commune. Uls vous en auront une entière reconnaissance et ne cesseront de former des vœux pour votre bonheur et la prospérité de la patrie. Présenté le 9 brumaire an 9

9 brumaire an 9 : Signataires de la pétition consistant à demander le retour de Charles Bonvoisin :

Pestel : maire,

Delalonde, Loisel françois, Beuvron, Pestel Jean, Tapin françois, Rocancourt, J Le dain, Letellier françois, Martin Simon, Lefoulon Jean-Jacques, Lamy françois, Ducelier, Girard Auguste, Besnoit, F Lisot,

Charles Bonvoisin : prêtre à Blainville sous l’ancien régime.

Ce dernier, réfractaire au régime révolutionnaire fut contraint de quitter le sol français.

Il prit le bateau à Bernière sur mer le 7 septembre 1792 et rejoignit l’Angleterre.

Une fois déporté s’en suivit la vente des biens de l’église ainsi que ses propres biens (1794-1796).

Ses effets meubles et immeubles furent principalement rachetés par des Blainvillais.

Vers 1801, sous le premier empire, les citoyens blainvillais demandèrent le retour de leur prêtre et signèrent à cet effet une pétition.

Rennes le 16 brumaire an 9 de la république française une et indivisible :

Dans ce courrier, le préfet d’ille et Vilaine précise au préfet des Costes du Nord que la pétition des habitants de Blainville lui était adressée mais comme le citoyen Bonvoisin se situe en la commune de Lamballe, il lui envoie ce courrier.

Courrier du maire de Lamballes, le 25 brumaire an 9 au préfet du département des Costes du Nord.

Le maire de Lamballes précise que le citoyen Bonvoisin n’a couché qu’une nuit dans sa commune avant d’en repartir le lendemain pour Rennes sous escorte de la gendarmerie par laquelle il était conduit avec d’autres confrères, tout comme lui venaient de débarquer tous récemment.

Xavier BURES

Sources Archives départementales du Calvados

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