Secours aux indigents Blainvillais
En 1905, monsieur le maire exprima qu’il y avait lieu de dresser la liste des indigents à secourir dans la commune. Ainsi informa-t-il les membres du conseil municipal que La fréquentation de l’école laissait beaucoup à désirer, que s’étaient surtout les enfants des familles secourus qui y mangaient souvent et qu’il y aurait lieu de distribuer à l’école les secours à donner aux ouvriers pauvres chargés de famille ; par ce moyen la commission serait assurée, que ces secours soient bien employés aux fins de leur destination. Le conseil décida que les enfants d’ouvriers indigents, inscrits au registre d’appel de l’école de Blainville seraient nourris tous les jours de classe à l’école et de la manière suivante : chaque jour à midi : soupe, pain à discrétion, viande ou légumes alternativement ; à 4 heures, après la classe : collation composée d’une tartine de beurre ou de confitures. Il décida que tout élève manquant une classe serait privé de secours pendant les deux jours suivants. Une classe manquée pendant ces deux jours entraînerait deux nouveaux jours de privation et ainsi de suite.
Pour autant une absence pour cause de maladie constatée n’entraînait pas de privation. Concernant les secours aux vieillards, la listes des gens à secourir fut remise a monsieur Marie Pierre, boulanger à Blainville qui devait remettre chaque semaine à domicile, à chaque indigent la quantité de pain indiquée. La graisse était distribuée aux vieillards par bons de 250 grammes, chaque samedi soir à la mairie. Tous les secours aux élèves indigents eurent lieu pendant 50 jours de classes consécutifs, ceux aux vieillards pendant dix semaines. Ces secours commencèrent à partir du 1er janvier 1905.
Xavier BURES
Sources : Archives départementales du calvados











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